Introduction

Il y a des jours comme ça.

Des jours que pourtant rien ne paraît différencier des autres, des jours dotés d’une aurore limpide où les feux du soleil chatoient sur les pins aux flancs des collines, où le gai chant des oiseaux s’élève en contrepoint au glougloutement des ruisseaux forestiers, où les fleurs et les courses folles du bestiaire champêtre rehaussent la prairie d’éclats chamarrés, où l’œil du spectateur attentif distingue le miroitement argenté des poissons dans les lacs d’eaux vives.
Des jours disais-je, où dans une communauté d’esprit admirable tous les êtres humains qui peuplent cette planète, sans distinction de sexe, de race ou de culture, semblent enfin s’être donnés la main et unissent leurs efforts pour me péter les couilles.

C’est un de ces jours-là que je me suis rendu compte que je vous détestais tous. Comme ça, en bloc. Tous à la fois. Rien de personnel.

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